• Nos questionnements préliminaires

    Le mariage entre les humains et les robots, quelle drôle d’idée. C’est pourtant celle qu’on interroge et conjugue sur ce site dédié à la réflexion autour du mariage entre humains et robots.

    Fiction ou réalité ?

    Telle n’est pas la question. L’interrogation et l’éclairage que l’on veut apporter porte sur le point de vue de l’éthique et de la déontologie.

    Image tirée de la série d'animation américaine Futurama, 1999 à 2003 
https://robotegalalhomme.wordpress.com/2013/04/15/futurama-les-robots-acteurs-de-la-societe-au-meme-titre-que-les-humains/

    Image tirée de la série d’animation américaine Futurama, 1999 à 2003
    https://robotegalalhomme.wordpress.com/2013/04/15/futurama-les-robots-acteurs-de-la-societe-au-meme-titre-que-les-humains/

    Le mariage

    Un mariage est une union conjugale contractuelle reconnue par une institution juridique ou religieuse. En France, en se concentrant sur les institutions juridiques de l’état, le mariage respecte les lois établies par le code civil. Les deux individus peuvent être du même sexe ou opposé, ils doivent être majeurs sauf dans des cas très précis. Les deux individus ne doivent pas avoir de lien de parenté direct ou lien d’alliance. Le mariage est un contrat où chaque partie doit donner son consentement libre et éclairé. Il est donc constitué de deux agents moraux responsables.

    La française @LillyInMoovator affirme être robotsexuelle et demande la légalisation du mariage entre les humains et les robots. https://sciencepost.fr/robotsexualite-cette-francaise-desire-se-marier-robot/

    Devenir un agent moral

    S’interroger sur le mariage entre un robot et un humain, c’est se demander si un robot peut être un « agent moral » et donc avoir des responsabilités. Plus encore, le questionnement se porte sur l’établissement d’une frontière à partir de laquelle une intelligence artificielle peut être considérée équivalente à une conscience humaine au point de pouvoir être régie par un même code juridique alliant par contrat deux agents moraux consentants.

    Le droit de la famille appliqué à une conscience d’origine numérique

    Le concept du mariage lui-même est néanmoins la face immergée de l’iceberg. Le mariage implique le divorce et tout le droit de la famille. Interroger notre sujet, c’est chercher à trouver des réponses éthiques à la conjugaison du droit de la famille dans le cas des intelligences artificielles. Se demander si un robot peut éprouver de l’attachement, c’est se demander si dans le cas d’un divorce le robot peut avoir un quelconque droit sur les biens immobiliers et surtout sur un potentiel enfant. Un robot peut-il même adopter?

    Un agent moral autonome

    La question du consentement dans un mariage soulève quant à elle la question du programme qui est à l’origine de l’intelligence artificielle. Serait-il éthique de programmer une IA à ressentir de l’attraction pour un individu ? Perd-elle dans ce cas-là son autonomie ? Néanmoins même les humains grandissent dans des milieux qui les conditionnent plus ou moins fortement à penser certaines choses et être attirés par un public particulier. Dans quelle mesure peut-on manipuler une conscience numérique tout en conservant son autonomie?

    Au Japon un homme se marie légalement avec un personnage de réalité virtuelle
    https://sciencepost.fr/japon-se-marie-personnage-realite-virtuelle/

    Le rapport de force parmi les contractuels

    Une IA qui existe depuis 1 ans, est-elle encore mineure ? Quand peut-on considérer une conscience numérique suffisamment développée pour être majeure?

    L’enveloppe physique qui accueille la conscience numérique, doit-elle être standardisée selon des critères humains?

    Un ingénieur chinois se marie non-officiellement avec un robot de sa propre réalisation
    https://www.parismatch.com/Actu/Insolite/Un-Chinois-s-est-marie-avec-son-robot-humanoide-1225544

    La question du transhumanisme et de la cyborgisation

    Nous avons vu les questions soulevées par l’alliance d’un humain organique et d’une conscience numérique suffisamment développée pour ressentir et bénéficier des mêmes droits qu’un humain majeur et responsable. Prenons néanmoins en compte l’autre face de la question. Celle du transhumanisme et de la cyborgisation.

    Un humain peut grâce aux sciences renforcer ses capacités. Notre étude fictionnelle doit donc aussi s’interroger sur la limite à dresser à partir de laquelle un humain devient trop différent pour continuer à être régit par le même code. Si un humain obtient la faculté de vivre notablement plus longtemps, doit-on considérer un rapport de force inégal dans le mariage d’un individu de 18 ans et d’un autre de 300 ? Une personne capable de réfléchir et calculer à la vitesse d’un ordinateur et avec des différences physiques notables (plus puissante, rapide, capacité de respirer sous l’eau, voler…) , peut-elle encore être liée à un humain qui ne bénéficie pas de ces modifications ?

    A suivre

    Les différentes rubriques de ce site chercheront à répondre et donner un éclairage éthique aux diverses questions soulevées par cette fiction juridique de prime abord simpliste.

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